• 1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    On était jeunes, on était beaux (enfin surtout Tartine !), et on était dévorés par l’envie d‘aller sentir le sable (très) chaud du Sahara. C’était cette époque magique où on pouvait encore se balader en Afrique sans se faire trancher la gorge par une poignée de tachés décérébrés, et profiter de la formidable hospitalité des gens du désert.

    De l’envie à l’acte, on n’a pas traîné, mais il a quand même fallu plus de deux mois pour assurer la préparation maison des motos et toutes les formalités connexes (cartes, passeports, carnets de passage en douane, vaccinations, chèques de voyage etc...). Neuf semaines en Afrique, ça se mérite !

    35 ans plus tard, magie des smartphones et de leurs applications aidant, rien de plus facile que de numériser les vieilles images qui jaunissent entre les pages des albums oubliés. Un peu de nostalgie, ça ne fait pas de mal. Si seulement on pouvait y retourner... 

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

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    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    1982, l’Afrique à moto : séquence nostalgie...

    Pratique

    Aujourd’hui, pour des raisons d’intégrisme et de décomposition politique que tout le monde connaît, on ne peut pour ainsi dire plus parcourir librement ces pays sans être doté d’une grosse pulsion suicidaire.

    A l’époque, rien de plus simple. Le Maghreb et l’Afrique francophone étaient accessibles avec un simple passeport et quelques devises pour pouvoir justifier de la capacité à financer son billet retour.

    Le plus difficile était de se passer du carnet de passage en douane pour le véhicule, mais tout est possible en Afrique, à condition de savoir à qui il faut passer l’enveloppe...

    Nous, on avait préféré jouer le jeu et on a fait tamponner le carnet de chaque moto à toutes les frontières. Pas le choix : sinon on ne récupérait pas la caution de 30 000 francs (environ 4500 €) qu’on avait laissée à l’automobile club de France qui gérait ces carnets. 

    La plus grosse précaution était à prendre du côté de l'eau à boire. On ne s'approvisionnait qu'en eau claire et on avait emmené un stock de pastilles de sels d'argent Katadyn pour zigouiller les bébêtes qui pouvaient se trouver dedans.

    Pour le reste, un peu de baratin, quelques billets ici et là, des sourires et beaucoup de patience aux frontières... L’Afrique, c’est une danse. Faut juste trouver le bon rythme.

     

    Combien ça coûte

    Evidemment, ça n’a pas beaucoup de sens de parler du budget à 35 ans de distance, et en francs de surcroît. Mais ce n’était pas un voyage cher. Nous avions préparé nos motos nous-mêmes et les plus gros postes étaient le ferry Marseille-Alger (classe pont !), le retour en avion plein tarif depuis Dakar pour nous et la place en container pour les bécanes jusqu’au Havre.

    Sur place, l’essence et l’épicerie ne coûtaient pas grand chose et on se contentait de manger ce qu’on trouvait. Au pire on se rabattait sur un des 40 sachets déshydratés de soupe aux pâtes Bolino qu’on avait en réserve...

    Côté hébergement, c’était souvent très « roots » : très peu d’hôtels, une immense majorité de bivouacs (magiques) dans le désert et une bonne poignée d’invitations par des occidentaux expatriés de rencontre ou des locaux, notamment en Algérie.

    De toute façon, bien voyager, c’est sortir de sa zone de confort... 

     

     


  • Commentaires

    1
    Roxanne
    Mercredi 26 Avril 2017 à 18:15
    Vos paysages sublimes et vos commentaires plein de charme m'ont fait voyager un court instant... J'en ai loupé mon bus ! ☺️
    C'est effectivement déplorable qu'une grande partie du monde ne soit plus à envisager de nos jours.... Grâce à vous il en reste une trace !
    2
    Alexandra
    Jeudi 27 Avril 2017 à 20:16
    Grandir dans cette ambiance laisse des traces... et malgres cela je suis encore surprise de voir à quel point vous pouvez donner encore plus envie de voyager....
    magnifique article ... et superbes photos!!!!
    3
    Max et Fou
    Lundi 1er Mai 2017 à 12:04

    Franchement incroyable trip, vous êtes un peu des Mike Horn ! 

     

    4
    Noël
    Mercredi 10 Mai 2017 à 14:13

    MAN VS WILD est un petit rigolo face à vous. Je ne me lasse pas de suivre vos voyages et de me laisser emporter par vos récits, j'ai dévoré le vôtre comme on dévore un bon bouquin ! Quand je serais grand je veux être comme vous ! Une belle leçon de vie et quel humilité ! Et moi qui croyait que louer un voilier et partir en mer plusieurs jours entre potes était une aventure ;-) Bravo vous pouvez être fier de vous, je suis fier de vous ! Please: encore...

    5
    momo Robin
    Samedi 20 Mai 2017 à 20:18

    C est avec retard que je prends connaissance de ce fabuleux voyage. je me régale en voyant tout ces beaux paysages. Vous avez bien fait de le faire, car maintenant c'est impossible. Il faut dire qu'il fallait être jeunes pour entreprendre un tel parcours.

    qu'est ce que j'aurai aimé faire cela. surtout que je n'avais peur de rien même encore !!!!

    Je vous dis encore bravo, vous m'épatez.....

    Gros bisous de nous deux. Ou êtes vous actuellement.

    6
    Samedi 15 Juillet 2017 à 16:00
    LABAUME

    Superbe voyage avec même une séquence "émotion" digne d'Ushuaia, à savoir le trip involontaire en off road avant l'Assekrem sur  fond de réservoirs, vous avez décidément une bonne étoile, ça aide !

    Plaisir de revoir (pour la partie Algérie) tous ces lieux parcourus en 1970 en Coccinelle VW, pas vraiment l'engin adapté pour la piste, mais ça l'avait fait à l'époque..

    Et gros regret de ne pouvoir s'y rendre à nouveau avec notre brave petit camion, vu la mauvaise fréquentation des lieux... On n'est pas du genre à avoir froid aux yeux, mais là, le sud algérien n'est pas vraiment safe...

    7
    Gilles
    Mardi 13 Février à 02:40

    Bonsoir , je m'intéressais à votre voyage en daily 4x4 au Maroc, et je tombe sur votre récit !!! Je viens de lire votre voyage... et je me dis que ce n'est pas possible !!! On a fait la même chose, pratiquement le même itinéraire. Un pote et moi, avec 2 Yam 500XT en mars avril 1982 ou 1983 (j'ai oublié)

    On a vécu les mêmes anecdotes:  le même guide transafrique  du touring club suisse,  collyre pour les populations dans le désert, pastilles pour purifier l'eau (d'hydroclonazone pour nous ),  camping des zéribas de Djanet, douaniers à  Assamaka qui faisaient tout déballer et qui nous prélèvent une K7,  piscine aussi à Agades, à Mopti la smert (organe d'état pr le tourisme) qui voulait nous interdire le pays Dogon (on est passé outre, ce fut fabuleux) , permis de photos qu'on a refusé, backshishs des flics, expatriés et religieux blancs qui nous ont svt hébergés (In Amenas, Arlit, Niamey,  Bamako, Ouagadougou aussi chez des VSN, Bobo)  et puis au Sénégal,  motos mises en container pour le Havre ... etc ... c'est incroyable, j'ai l'impression de relire mon voyage.

    Pour nous, pas la moindre gamelle, pas le moindre soucis mécanique, 2 crevaisons. Pas de soucis essence entre Djanet et Tam :  en descendant d'Illizi , on avait enterré des bouteilles d'essence au croisement des pistes, bouteilles que l'on a  récupérées en allant de Djanet  à Tam...

    On était bcp moins chargé, 2 sacoches cavalières au  niveau de la place passager,  et sac marin à l'arrière, sur la selle, pas de pneu supplémentaire, mais partis avec des pneus chinois  gomme dure, inusables (mais dangereux sur goudron au début) . Hormis un gros réservoir plastique, motos d'origine. On n'avait pas de carnet de passage en douane, ce fut juste chaud à l'entrée du Mali, mais baratin, ... plus compliqué à l'entrée du Sénégal, mais on a fait un "arrangement".... petites corruptions des poulets fréquentes, surtout au Mali, qu'on refusait en général, ça prenait du tps, mais on devenait amis, populations extraordinaires... Qq touristas, et une crise palu à Ségou pour moi (24h seulement) ... mais on était sous antipalu, la Nivaquine, le plus infecte des médicaments à avaler...

    En effet on voyageait sans téléphone, sans GPS juste qq cartes et boussole au cas où, sans internet,  2 mois sans donner de nouvelles, sauf à Dakar pour signaler qu'on arrivait en France. Impossible aujourd'hui à cause des pbms politiques du Sahara ... une autre époque, un autre monde...

    Merci pour ces bons moments que vous venez de me rappeler.

    Gilles

    8
    Dom et Tartine
    Mardi 13 Février à 11:20
    Bonjour Gilles.
    Super, ce retour sur notre passé africain. C’est vrai qu’à l’époque, on était loin d’être les seuls à faire ce trip. Pendant le voyage, on a d’ailleurs croisé des motards à plusieur reprises dont un jeune couple en plein Sahara, épais comme des allumettes, chacun sur une 125 XLS...!
    Aujourd’hui, on voyage toujours, surtout que la retraite nous laisse du temps, mais pas dans les mêmes pays malheureusement.
    Il reste de quoi faire quand même...
    Salutations, Dom et Tartine
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